« Citoyens du monde » est un hommage à Gabriel MAIRE.

 

Gaby

 Gabriel MAIRE

Ami de la famille, Gaby part en 1980 au Brésil, en tant que prêtre "fidei donum". Là-bas, il est frappé par la violence, l’injustice, le silence et l’oppression dont le peuple est victime. Il aide alors sans relâche la population à prendre conscience de ses droits, et appuie les mouvements pour la Paix et la Démocratie, ainsi que pour la Justice.

Gaby pousse chacun à croire à son potentiel et à s’engager à son échelle. De plus en plus connu, aimé et suivi par le peuple, Gaby dérange ceux qui trouvent leurs avantages à la corruption. Gaby reçoit à plusieurs reprises des menaces de mort, mais choisi de rester auprès de ce peuple qu’il aime tant.

Il est assassiné le 23 décembre 1989.

 

En France, avant de partir pour le Brésil, Gaby avait repris ce mouvement « Citoyens du Monde », qui existait déjà, et l’avait reformulé « Mouvement Populaire des Citoyens Du Monde » (MPCDM). Ce mouvement avait pour but d’agir pour développer un monde meilleur (écologie, société, politique,…) en accentuant que l’on pouvait le faire quelle que soit sa classe sociale.

Cette appellation nous rappelle notre Nature Humaine et Citoyenne pour le Monde : quel que soit l’endroit où nous sommes, ce que nous faisons a un impact plus large que nous le pensons. Chacun peut apporter sa pierre pour plus de paix dans le monde.

 

« Jardiniers de la Paix »

 

Ce sont tous ceux qui travaillent dans le silence, mais avec patience et espérance, pour faire grandir notre Humanité. Quelle que soit la saison, ils sont là :

En Hiver, alors que tout semble mort, ils travaillent inlassablement à prendre soin de la terre. Même quand certains ont beaucoup de mal à croire à une renaissance, ils savent écouter ce qui se passe dans le silence, et agissent malgré l’absence de vie apparente. Malgré la rudesse de l’hiver, ils portent toujours un regard d’espoir sur ce qui est planté : de la mort, peut naître la vie.

Au printemps, ils sèment, préparent la terre et accompagnent les jeunes pousses à éclore puis s’épanouir. Ils apportent douceur, bienveillance et encouragement pour que la fleur devienne fruit. Ils assistent alors à un festival d’éclosion de vie, de lumière et de mouvements ! Ce qui était caché, émerge et grandit de partout. La vie se renouvelle et de nouvelles actions naissent à la vie. Les couleurs des projets trouvent leur harmonie et s’épanouissent.

L’été, ils récoltent les moissons. Ils récoltent pour les jours et les mois à venir. Autour d’eux, ils portent témoignage de la richesse de leurs terres et de leurs fruits.  D’autres s’en nourriront, s’en inspireront pour devenir jardiniers à leur tour.

A l’automne, ils s’émerveillent des couleurs nées de la fragilité de cette Nature. Ils récoltent les derniers fruits de ce qu’elle donne, ils l’accompagnent dans la préparation de sa convalescence, la remercie. Ils l’accueillent, la soutiennent et ont la conviction que d’ici peu, elle va reprendre vie. Ils savent qu’il faut un automne pour qu’il y ait un printemps. Le bourgeon qui se prépare chuchote à la feuille : « Je suis suffisamment prêt pour le printemps proche, tu peux partir ». Ces feuilles tout en couleurs laissent la place aux suivantes. C’est un départ comme une fête ! Ces feuilles qui tombent seront le terreau des années à venir.

 

J’aime cette image, que quel que soit le contexte, grâce à ces jardiniers, et leur regard d’espoir, la terre pourra continuer de germer et de fleurir.

La Paix, souvent fragile, se travaille et se construit, à chaque instant.

Quelle que soit la saison, elle est porteuse de fruits.

Au jardin 

Hommage à mon grand-père, jardinier